Western spaghetti à Langevin

         Aujourd’hui, c’est un vendredi un peu différent des autres : les élèves de l’atelier « Je m’ fais mon cinéma » rencontrent Catherine Gualtiero, l’auteur du roman Western SpaghettiUn petit groupe de 6A, 6B, 6D et 6F, ainsi que deux élèves d’ULIS ont découvert et lu son roman, au cours de l’atelier d’écriture du projet Lire-Ecrire, le vendredi en M4.

Séance de dédicaces à la fin de la rencontre
Séance de dédicaces à la fin de la rencontre

 Une rencontre avec un auteur de littérature jeunesse

La journée débute par une petite heure de présentation de l’œuvre. Catherine dévoile aux élèves curieux et accrochés à ses paroles, la genèse de l’oeuvre et les secrets du personnage principal, Enzo, qui n’est autre que son petit frère, qui jouait au fond du jardin des scènes d’un western spaghetti où il avait le rôle principal, celui d’Evryman, le cow-boy assoiffé de vengeance.

Echanges et impressions autour de l'oeuvre, Western Spaghetti.
Echanges et impressions autour de l’oeuvre, Western Spaghetti.

         Les élèves, d’abord hésitants, poseront quelques questions à Catherine, mais surtout répondent à ses sollicitations :« Se reconnaissent-ils en Enzo ? Est-ce que ce héros leur parle ? »

Pierre ose le premier dire qu’il se voit lui aussi comme un rêveur. Noémie l’interpelle et lui demande si son héros est plus amoureux de son professeur d’arts plastiques ou de son personnage de cinéma ?

         Catherine, répond, commente et les incite à se lancer dans l’écriture. Mais pour cela, une seule ligne de conduite, une nécessité : « Il faut que vous soyez amoureux de votre personnage, il faut que vous craquiez pour votre héros ! », martelle-t-elle.

L’injonction fait mouche. Les élèves se précipitent sur les ordinateurs et lancent leurs mots sur la page word.

IMG_5592 Moi en héros de cinéma

 L’objectif de la journée : un texte de métamorphose. Enzo, dans le roman de Catherine, prend les traits de Clint Eastwood alias Evryman  et devient l’homme imposant le silence tonitruant d’un harmonica.

         A sa suite, Enola et Nicolas deviennent une poupée maléfique, Léna, Salomé et Enola sont Charlot, Lenny et Valentin se cachent derrière le masque de Scream, Noémie se rêve en Mélinda, celle qui devine la présence de fantômes tandis que Léa devient la Bella de Twilight.

         Vahina sera Jessie et Océane et Marie-Frédérique la belle en bleue d’Avatar. Les mutants que sont Pierre alias Wolverine ou Joshua et Lleyton en la personne de Thor ou encore le zombie de Joris et Axel les suivent de près.

Sylvain et Mickaël à l'oeuvre.
Sylvain et Mickaël à l’oeuvre.

Du côté obscur, Julien et Tiago s’infiltrent pour incarner un inquiétant Dark-Vador. Heureusement, Indiana Jones est là en la personne de Sylvain et Mickael.

Au fil de la journée, les textes s’étoffent. Catherine confie aux élèves ses secrets d’écriture :

« On n’écrit pas une rédaction, leur lance-t-elle, on écrit un texte ! Il faut compacter, resserrer, éviter les coordinations, aller à l’action, à l’os ! »

Elle relance même l’écriture en début d’après-midi, par la projection de la scène de duel dans« Il était une fois dans l’ouest », de Sergio Léone. Les élèves, scotchés par l’économie de gestes et la musique lancinante d’Ennio Morricone et de son harmonica, repartiront silencieux vers leur brouillon, prêts à dégainer leur stylo.

La scène du duel dans "Il était une fois dans l'ouest"
La scène du duel dans « Il était une fois dans l’ouest »

Un rendez-vous prometteur

Catherine les quittera en fin d’après-midi, non sans les inciter à poursuivre leur texte et à peaufiner leur animation. Elle leur donne rendez-vous début avril pour une rencontre via Skype au CDI, où elle leur donnera une nouvelle version de leur texte, corrigé ou revisité par ses soins. Tous se retrouveront enfin pour clore l’année et assister à la projection de leur film d’animation au festival de la littérature jeunesse, à Saint-Junien,  où Catherine sera présente.

         Avant de partir, Catherine lance aux élèves un rappel surprenant à plus d’un titre: « On n’est pas dans la littérature mais dans les mots : je suis, je fais ».

 Les élèves quittent la scène, à la Clint, éperons aux pieds, une musique lancinante en tête, celle des mots. 

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