Nana, d’Émile Zola

Avec « Les Rougon-Macquart », Zola a voulu, tout en s’inspirant – et en se démarquant – de « La Comédie Humaine » de Balzac, retracer « l’histoire naturelle et sociale d’une famille sous le Second Empire ». Ainsi, le cycle relatant l’évolution de cinq générations de Rougon et de Macquart, de 1851 (coup d’état de Napoléon III – celui que Hugo appelait « Napoléon le Petit ») à 1870 (défaite de la France à Sedan), fut composé de 1871 à 1893, donc avec un décalage plus ou moins constant d’une vingtaine d’années, à titre d’un roman par an en moyenne.

Dès 1878, Zola prépara son roman par de minutieuses recherches faites dans des ouvrages spécialisés ou sur le terrain. Zola était très soucieux de précision et de fidélité à la réalité des êtres, des lieux, des choses. Cette préparation l’a conduit à visiter l’hôtel particulier d’une « cocotte », à assister à un dîner en compagnie de demi-mondaines, à visiter les coulisses du théâtre des Variétés…
Pour le Grand Prix de Paris au bois de Boulogne (chapitre XI), Zola a assisté en juin 1879 à la course du Grand Prix.

Zola a écrit : « Le sujet philosophique est celui-ci : toute une société se ruant sur le cul. Une meute derrière une chienne qui n’est pas en chaleur et qui se moque des chiens qui la suivent. Le poème des désirs du mâle, le grand levier qui remue le monde. Il n’y a que le cul et la religion. » Extrait de l’ébauche du roman

Nana est un roman naturaliste. Ce roman a été publié pour la première fois sous forme de feuilleton dans « Le Voltaire » à partir du 16 octobre 1879 et ce jusqu’au 5 février 1880 et fut disponible en volume à la fin de février 1880.

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