L’accastillage est « l’ensemble des instruments nécessaires

aux manoeuvres des voiles d’un navire ».

Bienvenue à bord de l’ école-navire de Gentioux-Pigerolles !

Choisissez  une  catégorie  pour  lire  les  articles  qu’elle  contient.  

 

 

Photo prise pendant la seconde guerre mondiale,

dans un orphelinat.

Werfel, 6 ans, serre contre lui

les souliers neufs offerts par la Croix Rouge.

 

Après  un  détour  d’un  peu  moins  de   deux  ans

par  l’Espace Numérique de travail  « Iconito »,

nous voilà de retour sur  « Accastillage ».

AvaJ’ai fait ce dessin à la manière de Maurice Vlaminck.

Ce peintre utilise beaucoup de couleurs , par exemple le bleu, le jaune, le rouge, le vert, l’orange et le rose.

A l’arrière plan j’ai dessiné l’école.

Au premier plan j’ai ajouté un arbre. Son tronc est plein de couleurs.

Ava

LéoJ’ai  fait ce dessin à  la  manière  d’ Hugo Pratt.

La seule couleur employée est le noir.

Sur ce dessin, Corto Maltese  porte une casquette blanche et noire, une cravate noire, une redingote noire et un pantalon blanc.

Autour du monument, il y a des oiseaux, des nuages et des reflets.            Léo   →

Irina  ↓        Irina                                                              Vito    ↓

Vito

Irina

J’ Emmaai fait ce dessin à la manière  de Fernand  Léger.

Le monument se trouve au  centre d’une  forme jaune.

On découvre un long ruban bleu à gauche du dessin.

Dans ce tableau on découvre le noir, le blanc, le rouge, le vert et le bleu.

Le monument est traversé par une bande orange.

Emma

MatiasJ’ai  fait ce  dessin   à la manière de   René Magritte.

Le monument semble flotter dans le vide.

Il se reflète dans le miroir.

Pour  finir ce tableau, j’ai ajouté du papier qui a une forme de nuage.

Matias

 

J’ai fait ce dessin à la manière de Magritte.  Nathan

Le monument flotte dans les airs !

On le découvre à travers une porte ouverte.

Pour finir ce tableau,  j’ai ajouté des nuages

découpés dans du papier.

Nathan

olgaJ’ ai fait ce dessin à  la manière de Marc  Chagall.

Le  monument  semble  voler  dans  l’ air.

L’ orphelin  semble  flotter dans l’ air.

J’ai employé du bleu, du  vert, du jaune et du  orange.

Olga

AlyciaJ’ai   fait  ce  dessin à la manière de  Vassily   Kandinsky.

Les  traits épais  servent  à   cerner le contour des formes.

J’ai employé  du  bleu, du  rouge,  du  jaune, du orange et du vert.

On ne  voit pas le  monument en  entier.

 Alycia

 

LoanJ’ai fait ce dessin à la manière deVincent Van  Gogh.

J’ai dessiné à l’aide de traits.

J’ai employé du  bleu et du jaune.

Je n’ai pas utilisé les crayons aquarellables parce que l’eau risquerait de faire disparaitre les traits.

Loan

 

 

monument MiroJ’ai  fait  ce  dessin à  la  manière de  Joan  Miró.

J’ai  dessiné  des  formes  rondes.

J’ai  employé  du  rouge,  du  bleu,  du  vert,  du  jaune, du  gris,  du  blanc et  du  noir.

Je  n’ai  jamais  tracé  des   lignes  droites, sauf  pour  les  flocons.

 Livio

Monument DubuffetJ’ ai  fait  ce   dessin à  la  manière  de  Jean  Dubuffet.

J’ai  dessiné des  morceaux  de  puzzle.

J’ai  employé du  bleu,  du  rouge et   du  blanc.

J’ai  tracé  mes  lignes  parallèles horizontales,

verticales et inclinées.

 Lilas

Monument Douanier RousseauJ’ai fait ce dessin à la manière du Douanier Rousseau.

Autour du monument, on retrouve beaucoup de feuillage,  comme dans les tableaux du  Douanier  Rousseau.

Il y a des feuilles en forme  de cœur ou  de  plume d’oiseau .

En bas  du  dessin ,  j’ai dessiné des  herbes

 Eva

Monument PEFCe  dessin  est   fait à  la  manière  de  PEF.

L’ orphelin  est   remplacé par  le  prince  de  Motordu.

Sur le  monument, on  retrouve des  briques  roses, orange, rouges.

Sur  la grille, on  reconnait le crapaud bleu  blanc  rouge.

 Lily

 

Cette année marquera le premier pas vers les commémorations du centenaire de la guerre de 14-18 avec le projet « Maudite soit la guerre » présenté par l’Atelier international  d’Artistes Plasticiens auquel l’école s’associe.

De septembre à avril, nous réaliserons un nouveau livre, cette fois-ci  sur l’histoire du « Monument de Gentioux » illustré à la manière de différents peintres. Avec ce livre , nous participerons à un concours sur ce thème et exposerons des toiles.

Pour la fin de l’année 2013, nous présenterons, comme l’année dernière un extrait de la future pièce de théâtre inspirée de PEF sur laquelle nous travaillerons au 3ème trimestre.

Nous allons nous lancer dans des  échanges scolaires avec des écoles de Méricourt et de Saint Cyr sur Loire.

Le  deuxième  trimestre  nous plongera  dans la première partie  du XXème siècle  avec  « L’invention d’Hugo Cabret », jeune orphelin dont l’obsession est de réparer un automate…

 

     Les élèves ont commencé l’année scolaire 2013-2014 en lisant « la belle lisse poire du prince de Motordu », livre écrit par PEF (que nous espérons rencontrer en chair et en os !).

MotorduLe livre commence ainsi :

« Le prince de Motordu menait la belle vie :

Il habitait un chapeau magnifique

au-dessus duquel flottaient des crapauds bleu, blanc, rouge

qu’on pouvait voir de loin … »

En septembre-octobre, les apprentissages se font au rythme de ce livre qui sert de fil conducteur, de thème commun : Les exercices sont imaginés pour les élèves à partir de cette lecture suivie. Les plus jeunes écoutent l’histoire lue et jouée par les plus âgés. Ils font leurs premiers dans la petite société que forme la classe unique …  Pour les plus grands, ce premier thème en  appelle d’autres, (voir page suivante) …

 

« Il s’appelait Edouard .. » a  été  jouée par les élèves  le  13  juillet  2013  à  21 h  sur  la  place  de  Gentioux. Elle a été  suivie  d’une mise en lumière laser du bâtiment de la mairie-école  financée par la commune et d’un bal populaire organisé par le comité des fêtes de Gentioux-Pigerolles. Une soirée mémorable !

Il neigeait

 Le 13 juillet,  il  neigeait …

« C’était  la  dernière scène  du  spectacle sur la vie d’Edouard Degaine. Nous  venions tout juste  de  dire :  – « C’était l’hiver … il  neigeait  … » C’est alors  que  la  neige  s’est mise  immédiatement à  tomber. C’était une vraie  tempête  de neige ! Nous  avons  tous  levé  les bras pour attraper  ces   merveilleux flocons.Quelle  joie,  de la neige au  mois  de  juillet !  Quelle  surprise ! »

Lilas, Livio, Matias, Léo

Le théâtre, un levier pour favoriser la réussite de tous les élèves ?

         Le plan pour le développement des arts et de la culture à l’école du 14 décembre 2000 a renforcé celui de 1993. En effet, il fixe pour objectif prioritaire de développer «l’intelligence sensible » et de « réduire les inégalités d’accès à l’art et à la culture ».

Le théâtre s’inscrit dans les domaines qui élargissent le champ de l’éducation artistique.

 

 

a été inaugurée le 16 juillet 2013, dans le préau-véranda de l’école.pour blog

 

 « Il s’appelait Edouard » a été réalisé en associant à la biographie d’Edouard Degaine écrite au cours de l’année scolaire des reproductions des toiles peintes par les élèves (soit à partir de cartes postales anciennes, soit à partir des oeuvres du peintre). Il a été édité en 200 exemplaires.

Ces toiles pavoiseront les maisons du bourg de Gentioux de juillet à octobre 2013.

Dans la continuité de leur découverte du peintre Edouard  Degaine né à Gentioux en 1887, les élèves de l’école de Gentioux se sont déplacés à  la  Clide de Moutier Rozeille pour découvrir l’atelier de Jean-Louis Gautherin où le sculpteur commence la réalisation d’un buste du peintre à partir de photos fournies par Monsieur Michel Bataille.

DCIM100MEDIA

Les élèves arrivent alors que le  sculpteur en est à l’ébauche du buste : un bloc d’argile charpenté par une potence s’élève pour figurer le volume du visage et du crâne d’Edouard.   Les enfants posent des questions sur la manière de travailler : Jean-Louis Gautherin explique qu’il s’appuie sur des photos de face et de profil qui lui permettent de trouver la forme du front, du nez, du menton, l’axe des yeux. Il confie même à certains le soin de lisser à l’aide d’une  fragile lame dentée qui s’appelle un ébauchoir.

Les plus jeunes s’étonnent de l’absence des cheveux des oreilles.   A l’aide d’une boule d’argile, le sculpteur montre comment, après l’avoir aplatie, il lui donne la forme souhaitée. C’est ainsi que petits et grands assistent à la naissance d’un « troisième œil » à l’arrière du crâne.

Pendant encore quelques temps, Jean-Louis Gautherin  va ajouter, retirer, sculpter, lisser cette matière malléable jusqu’au moment où ses mains rencontreront le regard d’Edouard Degaine.     Alors une nouvelle étape commencera : le moulage à l’aide de plâtre.

buste argileLe  buste  en  argile  est  terminé.  Maintenant,  il  a  des  yeux,  des  oreilles,  une bouche,  un  nez  et  des  cheveux.  Il  a  même  une  veste,  une  chemise  et  une cravate.

Le sculpteur,  jean-Louis Gautherin

trempe  sa  main  dans  le  plâtre.

plâtre 1

Il  projette  le  plâtre  sur  le  buste  d’Edouard.

plâtre 2

Au  début,  le  plâtre  est  mou.

plâtre 3

Quelques  minutes  plus  tard  il  devient    dur.

plâtre 4

Le buste en argile est  complètement  couvert  de  plâtre. Les  clinquants  forment une ligne. Sur  cette  ligne,  le sculpteur enfonce  des  ciseaux   à  bois, ouvre  le  moule en  deux.

moule 1

Il  enlève  l’argile  avec  ses  mains.

moule 2

A l’intérieur du moule, il  mélange  de la  filasse  avec  du  plâtre.

moule 3

Il  referme  le  moule  avec  du  fil  de  fer.

moule 4

Plus tard, il  casse  le  moule avec  un  ciseau  à  bois.

moule 5

Le buste en plâtre apparaît.

DSC_1308

Jean-louis Gautherin va ensuite passer une patine bronzée sur le buste.

L’oeuvre est dévoilée le 16 juillet 2013 à l’occasion de l’inauguration de l’exposition Edouard Degaine dans le préau de l’école de Gentioux.

Devant le buste

 

 

 

 

 

la  seconde  guerre  mondiale  éclatait.  Deux  ans  plus  tard,  le  26   septembre  1941,  l’ épouse  d’ Edouard  mourut   à  Vallière.  Angoissé,  Edouard  s’engagea  dans  une  nouvelle  technique  qu’il  nomma    « pâte  laquée ».  Ces  recherches  utilisant  des  gommes  et  des  vernis  font  naître  des  masques  bizarres  aux  regards  vides.

la tête aux cheveux bleus

« Demain,  dès  l’ aube,  à  l’ heure  où  blanchit  la  campagne,

je  partirai.  Vois-tu,  je  sais  que  tu  m’attends.

J’ irai  par  la  forêt,  j’ irai  par  la  montagne.

Je  ne  puis  demeurer  loin  de  toi  plus  lontemps.

Je  marcherai  les  yeux  fixés  sur  mes  pensées,

sans  rien  voir  au  dehors,  sans  entendre  aucun  bruit,

seul,  inconnu,  le  dos   courbé,  les  mains  croisées,

triste,  et  le  jour  pour  moi  sera  comme  la  nuit. »

Victor  Hugo   

Page suivante »