La France, patrie des droits de l’homme, est mondialement réputée pour son système judiciaire. Qu’en est-il des autres pays ? Regard d’européen sur la justice mexicaine autour de l’affaire Florence Cassez.
Il y a neuf ans, Florence Cassez, âgée de 29 ans, s’installe à Mexico. Un an plus tard, elle rencontre Israel Vallarta qui se dit vendeur de voitures.
Florence et Israel sont arrêtés en 2005 dans leur ranch de Las Chinitas, près de Mexico. Israel est accusé de dirigé un gang soupçonné de kidnapping. Le 9 décembre 2005, un jour après leur arrestation, la police judicaire met en scène devant les télévisions l’arrestation de Cassez et Vallarta et la libération de trois otages.
Le 27 avril 2008, la police mexicaine condamne Florence à 96 ans d’emprisonnement pour enlèvement, association de malfaiteurs et possession d’armes à feu. Suite à cette affaire, Florence et Israel se séparent, mais il la défend en affirmant qu’elle est innocente.
Le 3 mars 2009, après un an de purge de peine, la justice mexicaine se voit réduire la peine à 60 ans.
Trois mois après, le 22 juin, le président Colderon rejette un éventuel transfert en France dans le cadre de la Convention de Strasbourg.
Plus récemment, le 21 Mars 2012, après plusieurs plaintes, la cour pénale mexicaine reprend le dossier et entrevoit alors un espoir de libération.
Le Mexique et sa justice sont très critiqués par rapport au jugement de cette enquête, mais, si l’on se tourne vers d’autres pays, par exemple le Guatemala, on constate aussi des dysfonctionnements : cinq ex-militaires sont condamnés à 7710 ans d’emprisonnement pour le meurtre de 256 Indiens lors de la guerre civile en 1982.
Sources : Le Figaro, jeudi 22 Mars 2012, p.11
Libération, jeudi 22 mars 2012 , p. 14-15
Crédit photographique : http://www.leparisien.fr/international/mexique-liberation-de-florence-cassez-rejetee-vers-une-nouvelle-audience-22-03-2012-1918623.php
