Avr 132017
 

Dans cette rue ils sont passés
Nous hantant à jamais
Les attaquants du passé
Dans cette rue nous sommes passés.

Regardant ces maisons dans l’ombre
Et ces garages en décombres.
Le ciel noir de la terreur
Les nuages blancs de la peur

Des anciens villageois partis
Les escaliers toujours en couleurs
Nous dirigent  vers la sortie
Pour tout garder  dans nos cœurs.

 

Anaïs FAYE (3ème 4)

Avr 122017
 

“Le village des méandres”

 

Le vent d’automne dépoussière
Les âmes des années passées
Qui, aux flocons d’hiver,
Danseront sur les ruines figées.

Murs, portes du silence,
Vieillissent de grisaille
Affirment leur présence,
Mémoire qui s’écaille.

Les toits s’écroulent, fuient,
S’éclipsent sous ce tapis de cendres
Où la rouille drape et détruit
Le village des méandres.

Leur reflet aux murmures fanés,
Déteint sur ces vies décimées.

 

Emma MEHAYE (3ème)

Avr 052017
 


“Irréparable”

Brutalement cassé,
En quelques heures, abîmé
Les années  devancées
Par ce feu propagé

Carcasse rouillée
Le temps s’est arrêté
Dans ce chaos figé
Sur ses vies dérobées

C’était peut-être des parents
Qui conduisaient leurs enfants
Loin de tout cet absurde néant
Vers quelque chose de différent

Véhicule délabré
Après tant d’années
Qui n’ont pas fait oublier
Ce massacre sans pitié

Presque méconnaissable
Dans un silence imperturbable
À cause du drame abominable
De cette tuerie détestable

Lysandre JANDARD (3ème)

Avr 022017
 

Des éclats nets plus prononcés
Dans l’entrevue des deux volets

Le soleil tape sans rendre compte
Le vent qui frappe, les bruits s’estompent

Les volets bleus étaient complices
Du temps pluvieux et des délices,
Des doux baisers que s’échangeaient
Les amants jeunes de l’été

Sur la fenêtre, elle se penchait
À fière allure, elle recevait
Sourires envieux, cris guillerets
Les volets bleus se refermaient

Soudain l’orage se fait clémence
D’une couleur des plus ardentes
Les volets bleus n’ont plus de sens
Quand leur beauté devient stridente

D’une profondeur des plus terrestres
L’azur s’écaille au pied du hêtre
Au loin du feu le bois champêtre
Les volets bleus d’un corps sans être

Le vide éclat d’un bleu charnier
Les volets bleus,  temps prisonnier,
La brise qui passe n’a plus belle âme
Les volets bleus perdurent sans charme.

Lisa DARRIN (3ème)

Mar 242017
 

© Lisa Darrin

“Village de feu”

 

Bleu, le ciel était auparavant
Oradour sous son soleil levant
Brise légère, brise d’eternel nuance
Oradour, beau village d’enfance

 

Sa flamme tressaille
Sur tous ces corps
Livre bataille
Le rire des morts

 

Miséricorde,
Où sont passés ?
Scellés aux cordes
Les prisonniers

 

Les cris allemands
Au loin m’attristent
En entendant
« Qu’Oradour périssent ! »

 

D’uniques âmes pare-balles
Courent, alors que la vie
Dont le feu cinglant avale
Les dernières larmes meurtris

 

Gris, le ciel est dès maintenant
Oradour sous son soleil perdant
Brise amer, brise d’eternel néant
Oradour, triste village de sang

 

DARRIN Lisa (3ème)

Mar 242017
 

 

© Frédéric COSTA

La méconnaissance et le mépris des droits de l’homme ont conduit à des actes de barbarie qui révoltent la conscience de l’humanité.
10 décembre 1948
Déclaration universelle des droits de l’homme

ORADOUR

Dans mes songes je te vois riant
Avec dans tes rues les enfants jouant
Tu es pleine de vie au soleil levant
Et en chanson au soleil couchant

Quand tout à coup les ténèbres s’abattent sur toi.
J’halète, je frissonne, je ressens un poids sur moi.
On t’envahit, on te prend, la peur est là.
Mais aussi la souffrance, les pleurs ; tout à coup le mal s’en va.

Je te cherche, je les cherche à travers la fumée épaisse.
Ma gorge se serre, envahie par la détresse.
Mais les hommes, les femmes, tes enfants, leurs corps
Tu n’es plus, alors que c’est l’aurore.

Tu as été la victime de cette horreur.
Tu as vu l’atrocité de la fureur.
Aujourd’hui, on ne peut que te rêver.
Avec l’envie de vivre du passé.

Frédéric Costa

Mar 242017
 

© Lysandre JANDARD

“Oradour”

Oradour qu’étais-tu ?
Un village calme et paisible.
Oradour qu’es-tu devenu ?
Un village meurtri et horrible.

C’est par un bel après-midi,
Qu’une troupe d’allemands nazis,
T’ont retiré la vie,
Sans demander ton avis.

Oradour tant de tristesse,
Dans ta grisaille, dans ton silence,
Oradour où l’on progresse,
Dans tes ruines, dans ton absence.

Je me pose des questions
Quant à cette destruction,
Ce drame sans compassion
Commis par des hommes d’une autre nation

Comment un être humain,
A t-il pu s’attaquer
De ses propres mains,
À ce village de respect ?

C’est avec le regret
De toutes ces atrocités
Que je te témoigne mon respect,
Oradour village massacré

 

JANDARD Lysandre, « Oradour »

Mar 242017
 

© Safa MOUNIR

Oradour

 

Elle était pleine de femmes,
Elle était pleine d’hommes,
Elle était pleine d’enfants.

 

Son âme a disparu,
Sous les décombres
De la haine.

 

Je n’y étais pas
Mais je ressens
L’arrivé des soldats.

 

Ils étaient armés,
Prêts pour le combat
Vous, vous ne l’étiez pas.

 

De simple gens,
Qui continuaient leur vie
Ont été tués, torturés.

 

Safa MOUNIR (3ème)