Mar 242017
 

© Lisa Darrin

“Village de feu”

 

Bleu, le ciel était auparavant
Oradour sous son soleil levant
Brise légère, brise d’eternel nuance
Oradour, beau village d’enfance

 

Sa flamme tressaille
Sur tous ces corps
Livre bataille
Le rire des morts

 

Miséricorde,
Où sont passés ?
Scellés aux cordes
Les prisonniers

 

Les cris allemands
Au loin m’attristent
En entendant
« Qu’Oradour périssent ! »

 

D’uniques âmes pare-balles
Courent, alors que la vie
Dont le feu cinglant avale
Les dernières larmes meurtris

 

Gris, le ciel est dès maintenant
Oradour sous son soleil perdant
Brise amer, brise d’eternel néant
Oradour, triste village de sang

 

DARRIN Lisa (3ème)

Mar 242017
 

 

© Frédéric COSTA

La méconnaissance et le mépris des droits de l’homme ont conduit à des actes de barbarie qui révoltent la conscience de l’humanité.
10 décembre 1948
Déclaration universelle des droits de l’homme

ORADOUR

Dans mes songes je te vois riant
Avec dans tes rues les enfants jouant
Tu es pleine de vie au soleil levant
Et en chanson au soleil couchant

Quand tout à coup les ténèbres s’abattent sur toi.
J’halète, je frissonne, je ressens un poids sur moi.
On t’envahit, on te prend, la peur est là.
Mais aussi la souffrance, les pleurs ; tout à coup le mal s’en va.

Je te cherche, je les cherche à travers la fumée épaisse.
Ma gorge se serre, envahie par la détresse.
Mais les hommes, les femmes, tes enfants, leurs corps
Tu n’es plus, alors que c’est l’aurore.

Tu as été la victime de cette horreur.
Tu as vu l’atrocité de la fureur.
Aujourd’hui, on ne peut que te rêver.
Avec l’envie de vivre du passé.

Frédéric Costa

Mar 242017
 

© Lysandre JANDARD

“Oradour”

Oradour qu’étais-tu ?
Un village calme et paisible.
Oradour qu’es-tu devenu ?
Un village meurtri et horrible.

C’est par un bel après-midi,
Qu’une troupe d’allemands nazis,
T’ont retiré la vie,
Sans demander ton avis.

Oradour tant de tristesse,
Dans ta grisaille, dans ton silence,
Oradour où l’on progresse,
Dans tes ruines, dans ton absence.

Je me pose des questions
Quant à cette destruction,
Ce drame sans compassion
Commis par des hommes d’une autre nation

Comment un être humain,
A t-il pu s’attaquer
De ses propres mains,
À ce village de respect ?

C’est avec le regret
De toutes ces atrocités
Que je te témoigne mon respect,
Oradour village massacré

 

JANDARD Lysandre, « Oradour »

Mar 242017
 

© Safa MOUNIR

Oradour

 

Elle était pleine de femmes,
Elle était pleine d’hommes,
Elle était pleine d’enfants.

 

Son âme a disparu,
Sous les décombres
De la haine.

 

Je n’y étais pas
Mais je ressens
L’arrivé des soldats.

 

Ils étaient armés,
Prêts pour le combat
Vous, vous ne l’étiez pas.

 

De simple gens,
Qui continuaient leur vie
Ont été tués, torturés.

 

Safa MOUNIR (3ème)